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FLASH INFO : Valérie Trierweiler transférée à la Conciergerie

Flash : Valérie Trierweiler transférée à la Conciergerie.

La future ex-première dame de France a été transférée en début d’après-midi à la Conciergerie, selon des sources policières. Valérie Trierweiler a en effet été retrouvée à la station Varennes, alors qu’elle essayait de fuir sur la ligne 13 du métro. Cette tentative d’évasion fait suite à la publication du décret de la veille stipulant la suppression pure et simple du statut de la Première dame de France, dont un amendement présenté par le Front de Gauche stipule l’exécution immédiate de la sentence et de la personne concernée. Valérie Trierweiler y sera retenue dans l’attente de son procès devant un jury populaire, présidé par Ségolène Royal.

la rédaction de 55bis


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Ukraine : Poutine propose la garde partagée

Moscou, lundi 16 décembre 2013

Depuis le Kremlin, le président russe a pris tous les observateurs internationaux de court. Le président Russe a en effet décidé de tendre la main à l’Union européenne concernant l’épineux dossier de l’Ukraine, qui depuis plusieurs semaines « l’empêche de casser du pédé tranquille ».

« L’Union européenne croit savoir ce qui est bon pour l’Ukraine, à savoir l’accueillir en son sein. Nous ne pouvons tolérer une telle attitude égoïste et préférons voir l’intérêt de l’Ukraine avant tout », a-t-il déclaré à la presse. « Nous proposons ainsi que l’Ukraine rejoigne l’Union européenne un week-end sur deux ».

Cette déclaration est le fruit d’intenses négociations entre la Russie et son ancien satellite. Selon Hans Gurthbërg, consultant en relations internationales et danseur de tango à ses heures perdues, « La Russie a fait comprendre à l’Ukraine que l’Union européenne resterait toujours l’Union européenne. Que ce n’est pas parce que Moscou et Bruxelles se séparaient qu’ils n’aimeraient plus Kiev ».

Un plan effectivement préparé de longue date dans les arcanes du Kremlin, à en croire le long document distribué à la suite de la conférence de presse, établissant dans les moindres détails la proposition russe, notamment le versement d’une pension alimentaire.

« Il est évident que l’Union européenne doit faire face à ses responsabilités. Elle serait un continent indigne si elle se refusait à verser une aide pour l’Ukraine », a déclaré par la suite M. Medvedev, Premier Ministre de Vladimir Poutine. Quand au montant, « celui-ci sera décidé par un juge ».

Du côté de l’Union européenne, la proposition de Vladimir Poutine n’a pas été accueillie avec grand enthousiasme. « Vladimir Poutine joue les éplorés, mais on sait très bien que derrière ses larmes, ce qui l’intéresse avant tout, c’est de pouvoir déclarer une demi part en plus dans son PIB en conservant l’Ukraine ! », s’emporte un membre de la commission des Affaires étrangères du parlement européen.

En signe de protestation, José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, occupe depuis ce matin une grue du haut de laquelle il a déroulé une banderole : « Kiev, papa est là ». Il serait actuellement en train d’être hélitreuillé de force par la police belge.

55bis.fr


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Pour contrer Nadine Morano, le parlement européen revient sur sa décision d’interdire le chalutage en eaux profondes

Bruxelles – 13 décembre 2013

Vent de panique à Bruxelles. Quelques jours après avoir rejeté l’interdiction de chalutage en eaux profondes, le Parlement européen a décidé de revenir sur sa décision à l’occasion d’une procédure exceptionnelle mise en place ce vendredi matin. En cause ? Le désir de l’UMP de faire de Nadine Morano l’une de ses têtes de liste aux élections européennes de l’année prochaine.

"Nos partenaires européens sont très anxieux à l’idée de pouvoir croiser Mme Morano dans les couloirs du Parlement", confie à 55bis un haut-fonctionnaire de la délégation française à Bruxelles. "Ce texte était mal préparé par la Commission, plusieurs eurodéputés n’avaient pas conscience que le chalutage en eaux profondes pouvait favoriser le repêchage de personnalités politiques françaises au chômage. Depuis l’annonce de Nadine Morano de briguer un mandat au sein de leur institution, plusieurs d’entre eux se sont demandés s’il n’avaient pas fait une énorme bourde…"

Traditionnellement, la procédure d’urgence est un mécanisme qui ne peut se déployer qu’en cas de danger extrême et soudain pour l’Union européenne, telle une crise financière imprévue ou sanitaire.

"Le Parlement européen a été très réactif. Il a vite compris le risque que la présence de Mme Morano dans l’hémicycle pouvait représenter pour la santé publique européenne". Cependant, malgré le caractère d’urgence, la procédure a des risques de ne pas aboutir.

"Il ne faut pas sous-estimer l’influence de certains lobbys dans les couloirs du Parlement. Certains collègues m’ont fait part de pressions qu’ils auraient reçu, notamment de la région Lorraine, qui souhaite profiter de cette opportunité pour envoyer très loin de chez eux Mme Morano", confie un député européen espagnol.

Jeudi après-midi, plusieurs dizaines de marins-pêcheurs ont déversé sur la place du Luxembourg, face au Parlement, plusieurs tonnes de poisson pour affirmer leur soutien envers l’ancienne ministre française.

Mais le contre-argument le plus virulent à l’égard de ce revirement pourrait venir du Parlement lui-même. "Par les temps d’austérité budgétaire, et avec les réductions des dotations des Etats envers le budget de l’UE, certains fonctionnaires du Parlement sont tentés de recourir à de plus en plus de députés low cost", affirme ce parlementaire. "Nadine Morano rentre parfaitement dans ce cadre et dans leur budget. D’autant plus que dans leur budget prévisionnel, ils parient sur une relative absence de sa part, ce qui entraînerait peu de frais de cantine ou d’éclairage dans son bureau".

Non sollicitée par la rédaction de 55 bis, Nadine Morano a souhaité réagir : "Je suis parfaitement légitime pour siéger là-bas, je connais par coeur la carte du Léon de Bruxelles de Vandoeuvre-lès-Nancy". Une position qui risque de relancer les tensions concernant la TVA sur la restauration.

55bis.fr


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J’ai la prostate qui me gégène.

Y’a des personnes, comme ça, c’est plus une poisse médiatique dans laquelle ils sont englués, c’est carrément une marée noire. La mise en parallèle de deux actualités est un outil apprécié des caricaturistes et autres commentateurs ironiques de l’actualité. Frôlant parfois dangereusement une certaine tendance à l’analogie, force est de constater qu’il peut arriver qu’un croisement par hasard de deux informations n’ayant a priori aucun lien soit révélateur d’une leçon plus globale.

François Hollande, par exemple, et plus généralement le gouvernement, c’est un euphémisme, n’ont pas une veine médiatique des plus performantes. Leur service de communication ne brille pas non plus par des records d’efficacité, mais tout de même, ils n’ont pas de bol. Le croisement médiatique du jour, à défaut de ne pas être autant médiatisé qu’une Léonarda en vadrouille ou qu’un télescopage ministériel sur la remise à plat de la fiscalité, a cependant un goût d’ironie que je ne résiste pas de vous faire partager.

A ma droite, une information essentielle : François Hollande aurait été opéré de la prostate en 2011. Opération bénigne, tenue secrète, et sur laquelle la classe politique, spécifiquement son premier ministre, se sont empressés de s’exprimer, notamment afin d’invoquer le droit à la vie privée. Jean Marc Ayrault, sur RTL le 4 décembre : « est-on toujours obligé d’étaler la vie privée » ?

Comme ça, à brûle-pourpoint, j’aurais tendance à dire « non, évidemment ».

A ma gauche, information bien plus intéressante : A été votée à l’Assemblée Nationale hier la charmante loi de programmation militaire, stipulant, pour vous la faire courte, que le NSA aux US et le Patriot Act, en fait c’est pas si mal, et si on faisait la même chose en France ? Espionner les citoyens français, récolter leurs adresses IP au nom de l’intérêt national… Belle idée. Les juristes et défenseurs de la loi objecteront que non, c’est plus compliqué que ça, le diable se cache dans les détails. Certes, une loi c’est dense et technique, il faut l’analyser mot après mot afin d’en tirer les réelles conséquences sociétales. Mais ici, nous parlons de communication. Et c’est là que ça coince. Encore.

Vous la sentez arriver sur vos papilles cette saveur d’ironie ?

Franchement, voir la prostate de François Hollande en couverture de Paris Match (ou de Minute tiens, ça serait bien leur genre), très peu pour moi. C’est sa prostate personnelle, je compte pas aller lui rendre visite, son état m’importe peu et je doute que ça l’empêche de gouverner (je miserais plutôt sur une ablation du charisme). Mais appeler au respect de la vie privée du Président tout en faisant voter sans tambours ni clairons une loi liberticide qui à elle-seule justifierait la création du « Point Orwell » (C’est comme le Point Godwin mais en pire), c’est une vraie, bonne et solide contradiction des familles, une bonne vieille hypocrisie comme à l’ancienne, avec de vrais morceaux d’éléments de langage dedans. Qu’on s’étonne après que les citoyens aient le sentiment que les élites vivent dans un monde à part et soient tentés par les extrêmes (toutes aussi hypocrites, mais qui ont plus de pratique, ça se voit moins).

Ah oui, au passage, juste pour la garniture, les plus gourmets pourraient tenter de croiser à ce savoureux mélange une troisième actualité : La mort du général Aussaresses, ancien général de l’Armée française, coordinateur des services de renseignement à Alger, qui avait reconnu avoir pratiqué la torture pendant la Guerre d’Algérie, « sans remords, ni regrets », justifiant que les ordres venaient d’en haut. Au nom de l’intérêt national en somme…

Le vote d’hier ne pouvait être plus vibrant hommage.

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